Par Dorian Gray*

Nous avons ainsi titré ce chapitre pour nous conformer aux dires du Narrateur. En effet, on vient de le lire à la fin du chapitre précédent, Proust nous explique tranquillement (lapsus ?), dans une version antérieure de la Recherche : « Je portai à mes lèvres une cuillerée de thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de Madeleine1. » (Le Temps perdu)
Voyons en détail les symptômes décrits dans l’article d’Isakower et que l’on retrouve dans cette fameuse scène avec Madeleine. On en a déjà évoqué certains, voyons les autres.
1) O. Isakower, article cité, p. 197, ligne 9 : « Le phénomène survient très fréquemment, dit-il, dans les maladies accompagnées de fièvres. » On l’a vu, dans toutes les différentes versions de la scène dite de la madeleine, l’auteur rentre le soir frigorifié et tente de se réchauffer. (On verra que la réminiscence des trois arbres commence également par un accès de fièvre : II, 64 ou éd. Folio, Jeunes filles en fleurs, p. 272.)
2) O. Isakower, article cité, p. 199, ligne 12 : Les patients d’Isakower parlaient souvent d’une impression auditive lors du déroulement du phénomène, « celle d’un bourdonnement, d’un bruissement, d’un murmure, d’un bredouillement ou d’un discours monotone et inintelligible. » Proust a signalé un son du même genre : « j’entends la rumeur des distances traversées. » Un autre patient d’Isakower rapporte : « Quand j’étais enfant j’entendais du bruit, mais plus maintenant : c’était une sorte de conversation monotone, derrière moi, sur la gauche ; je ne pouvais rien distinguer, c’était seulement un murmure qui ne m’effrayait pas2. » Dans les Esquisses XIII et XIV, des voix parlent au Narrateur, lequel les assimile à celles des morts de l’Érèbe suppliant Énée de leur rendre la vie.
3) O. Isakower, article cité, p. 197, ligne -8, entre autres3 : « Le palais est très souvent décrit comme le lieu où se situe et commence le phénomène. » C’est aussi le cas pour le Narrateur, nous en avons parlé plus haut : « Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis. » On l’a vu tout à l’heure avec Bischoff (chap. 5), dans les toutes premières variantes de cette scène : « c’est le toucher qui déclenche le processus qui porte au souvenir ; la consistance semble donc avoir conservé sa place dominante. » Ce point important est conforme aux témoignages recueillis sur le phénomène d’Isakower.
4) O. Isakower, article cité p. 198, ligne 21 : Une de ses patientes parle d’ « une sorte de griserie, une fatigue délicieusement agréables. » Le Narrateur emploie une expression comparable : « je ressentis un trouble, des odeurs de géraniums, d’oranger, une sensation d’extraordinaire lumière, de bonheur ». La même patiente ajoute : « En même temps je me sens si légère, comme délivrée de mon corps4. » D’une certaine façon c’est ce que dit le Narrateur dans l’esquisse XIV — et ailleurs : « et notre vrai moi qui depuis si longtemps était comme mort, s’éveille, s’anime et se réjouit de la céleste nourriture qui lui est apportée. » Qu’est-ce donc que cet être extra temporel, qui vit en dehors du temps, sinon une impression d’être délivré de son corps ?
5) O. Isakower, article cité, p. 199, lignes 5 sqq : « Mais, ce qui reste le plus frappant, c’est la différenciation très floue entre des régions du corps tout à fait distinctes, telles que la bouche et la peau, et aussi entre ce qui est interne et externe. » Confusion qui se retrouve également chez le Narrateur : « cette essence n’était pas en moi, elle était moi. » Ou encore : « Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui [le thé] mais en moi. » Mais où chercher « quand lui, le chercheur, est à la fois le pays obscur où il doit chercher » ?
6) O. Isakower, article cité, p. 199, ligne 23 : « Étudions […] le comportement du sujet pendant la durée de l’expérience et sa relation par rapport à elle : c’est celle d’une auto-observation manifeste. » C’est également le comportement du Narrateur, les exemples ne manquent pas ; citons seulement : « Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s’enfuit. Et, pour que rien ne brise l’élan dont il va tâcher de la ressaisir, j’écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j’abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. » (I, 45 ; Du côté…, p. 102)
7) O. Isakower, art. cit., p. 198, lignes 4, 18 : « une sensation que je n’arrive pas à décrire » dit un patient ; un autre, un peu plus loin, dit : « en tout cas c’est rond, mais c’est seulement une impression car je n’ai pas la moindre idée de son aspect réel. » Et cette sensation est si bizarre que même Proust avoue avoir du mal à la décrire : « Cette sensation aussi obscure qu’elle était puissante et que j’aurais été bien embarrassé de nommer, définir, même d’apercevoir » (Esquisse XIII ; I, 696)
8) O. Isakower, p. 199, ligne -16 : « De nombreuses personnes décrivent [le phénomène] de façon identique : “On dirait qu’on retrouve d’un seul coup tout le climat de l’enfance.” » Comme on le sait, ce fut également le cas pour Proust :
« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. […] Et comme dans ce jeu où les Japonais s’amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d’eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s’étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l’église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé5. »
9) O. Isakower, 199, ligne 19 : « Autre caractéristique : une facilité de reproduire cet état, et aussi celle de le retenir volontairement ou tout au moins le sentiment que l’on serait capable de le faire. » C’est aussi ce que fait le Narrateur, il essaye de reproduire ce qu’il vient de ressentir (Esquisse xiv) : « Je veux essayer de le faire réapparaître [cet état inconnu]. Je me remets dans l’état où j’étais au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s’enfuit. »
Ajoutons un extrait d’un article de Max Stern sur le phénomène d’Isakower :
« To induce the hallucinations the patient often actively repeats some condition associated with it. He may assume a certain posture, like lying down, or he may tense his muscles, lie motionless, etc., obviously attempts at reparative mastery6. »
Cet extrait de Stern est comme un écho de la scène avec Madeleine où le Narrateur va faire, lui aussi, plusieurs essais afin de tenter de faire revenir la sensation agréable qu’il vient de percevoir.
Nous le disons tout bas, pour ne pas faire de peine aux proustiens qui seraient dans les parages, mais nous ne pensons pas qu’il ait réussi à faire revenir une seule récurrence de son phénomène. Comme l’a bien senti Beckett : « La mémoire involontaire est une magicienne rebelle qui ne se laissera pas dicter sa conduite ; elle seule choisit l’heure et le lieu où s’accomplira son miracle7. » C’est exactement ça.
Néanmoins les proustiens pourront toujours arguer d’un trait particulier, souligné par Isakower, trait qui eut sûrement une grande importance lors de l’écriture de la Recherche : « cet état [ce phénomène] est très souvent immédiatement revécu avec la plus grande intensité dès que la personne concernée commence à le décrire8. » Entendons-nous : ce ne sont pas les réminiscences qui reviennent, puisqu’elles sont involontaires (« mémoire involontaire »), c’est-à-dire non contrôlables par la personne, indépendantes de son vouloir ; mais il n’empêche, parler d’elles rend plus vivaces les souvenirs qu’on peut avoir de ces « résurrections » ; cela peut faire remonter le souvenir de la réminiscence, mais pas la réminiscence proprement dite, laquelle est hors de notre contrôle. Proust le dit lui-même : « On peut rester des heures à tâcher de se répéter l’impression première, le signe insaisissable qui était sur elle et qui disait : approfondis-moi sans s’en rapprocher, sans la faire venir à soi. » (Carnet, op. cit. p. 101) Sur ce point, l’avis d’autres isakowériens serait intéressant.
Lors de la réminiscence du chalet de nécessité en bas des Champs-Élysées (dont nous parlerons chap. 21), le Narrateur nous dit que le plaisir qu’il y éprouva n’était pas de même espèce que les autres, « lesquels nous laissent plus instables, incapables de les retenir, de les posséder9 ». Autrement dit, il ne put pas reproduire cet état lors des précédentes réminiscences. Le put-il lors de la réminiscence des Champs-Élysées ? Pas plus : la tenancière arriva, Françoise ressortit du chalet de nécessité, et il retourna jouer avec Gilberte.
10) O. Isakower, p. 205, ligne 13, il s’agit du témoignage du jeune Autrichien qu’on a évoqué plus haut :
Il « était à Vienne loin de sa famille, et, sa mère s’étant montrée imprévoyante, il se trouva sans argent et fut obligé de rester vingt-quatre heures sans manger. “Tout me parut ratatiné et desséché. J’empruntai un schilling à ma propriétaire et entrai dans une laiterie : dès que j’eus avalé un verre de lait et mangé un petit pain beurré, je me sentis comblé ; à l’instant même, tout me parut moelleux : le monde tout autour de moi et jusqu’aux choses que je ne voyais pas, mais que je savais être là, tout me parut plus savoureux. Délicieuse impression qui vous fait voir la vie en rose. On se sent en sécurité : quoi qu’on fasse, il ne peut rien vous arriver de fâcheux.” »
La sensation de sécurité décrite par ce témoignage fait penser à ce fameux être extra-temporel à qui, également, rien de fâcheux ne pouvait arriver : « Et que celui-là pourrait-il craindre de l’avenir10 ? » Dans Le Temps retrouvé l’auteur explique que cet être-là étant intemporel, il était « par conséquent insoucieux des vicissitudes de l’avenir. » (IV, 450 ; Folio, 178).
Le Lait. Proust prenait-il du lait dans son thé ? La question n’est pas anodine car pour Isakower, et la majorité des chercheurs, les symptômes qu’ils ont recueillis auprès de leurs patients sont « des images mentales qui évoquent la tétée au sein de la mère, sein sur lequel le bébé s’endort, rassasié. L’objet imposant qui s’approche représente vraisemblablement le sein, promesse de nourriture11. » Il est très probable que Proust, qui buvait tous les jours du café au lait, prenait aussi du lait avec le thé, quand il en buvait12. On sait que lors de son premier séjour à Balbec, sa grand-mère lui apportait du lait dans sa chambre le matin de bonne heure13 ; et, en se rendant seul en train à Balbec, il s’éprit passagèrement d’une jeune marchande de café lait qui était sur le quai d’une gare : « La vie m’aurait paru délicieuse, écrit-il, si seulement j’avais pu, heure par heure, la passer avec elle, l’accompagner jusqu’au torrent, jusqu’à la vache, jusqu’au train, être toujours à ses côtés, me sentir connu d’elle, ayant ma place dans sa pensée14. » On le verra à Balbec, lors de son deuxième séjour à l’hôtel, tremper des croissants dans son lait en présence de Céleste15. Bref, a priori il n’avait rien contre le lait et tout porte à croire que chez les Proust l’usage était de boire le thé avec du lait. Le lait lui était d’ailleurs servi quotidiennement lors de sa cure chez Sollier (cure dont on parlera). Dans son traité d’hygiène, le professeur Adrien Proust, le père de notre héros, grand spécialiste de l’hygiène publique, souligne p. 745 : « Le lait constitue l’aliment exclusif normal des nouveau-nés et joue un rôle important dans l’alimentation de l’adulte. » Et p. 799 on peut lire que dans la quantité moyenne des divers éléments d’une ration alimentaire et quotidienne du Parisien adulte, il lui est recommandé de prendre 125 gr de lait par jour. Le professeur Proust conseillait dans un autre de ses livres d’hygiène, de composer le premier repas de la journée « de préférence de lait pur (1/4 de litre) ou additionné, suivant le goût du malade, de thé, de café ou de cacao, d’un œuf frais très peu cuit, d’un peu de pain grillé légèrement enduit de beurre très frais. » On sait également qu’à Réveillon le thé était servi pour tout le monde avec du lait, sauf exception, mais qui ne concernait pas Marcel Proust. Lorsqu’il était enfant le Narrateur eut une crise d’étouffement ; on fit venir le Dr Cottard qui donna sa prescription : « Purgatifs violents et drastiques, lait pendant plusieurs jours, rien que du lait. » (Jeunes filles, Folio p. 69 ; I, 489) Etc., etc.
Si nous venons d’insister un peu lourdement sur le lait, c’est qu’il n’est jamais question de lait dans la célèbre scène où sa mère — ou Françoise, ou la vieille cuisinière — lui proposa du thé ; ni plus tard, lorsque l’auteur évoquera cette scène. Madeleine a disparu avec son lait ; le pain grillé aussi, remplacé par une madeleine. Le lait n’apparaît dans aucun des avant-textes ou variantes alors qu’il est évident qu’il était très certainement présent. Étrange absence. L’étrange présence, l’être extratremporel, qui était là dans des avant-textes, a également disparu.
11) O. Isakower, article cité, p. 197, ligne -6 : Un patient : « J’ai le sentiment en même temps de me trouver sur un disque qui tournerait… vertige et malaise diffus. » Dans la version définitive de la scène de la Madeleine, le Narrateur parlait d’un « insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; » Isakower ne s’attarde pas trop sur ce mouvement tourbillonnaire. Or, beaucoup de témoins mentionnent cet étrange tourbillon. Gert Heilbrunn, un psychanalyste qui a éprouvé un phénomène d’Isakower, parle d’une masse qui se rapproche et dont le centre a la forme d’un tourbillon16 ; on reviendra plus tard sur son témoignage et sur d’autres cas de tourbillons (chap. 7). Le Narrateur vient de parler de quelque chose de « désancré », qui se rapproche de lui avec un tourbillon. Ce tourbillon n’apparaît pas dans tous les témoignages de patients, mais il est néanmoins typique, on l’a dit, de certains phénomènes d’Isakower. On retrouve également l’évocation de ce tourbillon à propos de la réminiscence des pavés, mais cette fois-ci Proust a biffé le mot sur l’Esquisse XXIV du Temps retrouvé pour le remplacer par un autre : « je restais un pied sur un des pavés, un pied sur l’autre, refaisant le même pas que j’avais fait pour qu’il fît renaître encore une fois les tourbillons l’insaisissable frôlement des visions indistinctes qui proposaient impérieusement à mon esprit l’énigme de leur bonheur. » (IV, 804). On retrouvera également plus tard, dans la réminiscence des trois arbres et celle des trois clochers, ce mouvement tourbillonnaire des trois arbres : la ronde des nornes ; et celui des trois clochers qui « virèrent dans la lumière comme trois pivots d’or et disparurent à mes yeux. » (cf. chap. 15).
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Il y a cependant quelque chose qui cloche dans la scène que l’on vient d’analyser. En effet, selon George Painter, la réminiscence de la madeleine eut lieu aux environ du premier janvier 1909, alors que Proust rentrait tard dans la nuit ; Céline, recommanda avec insistance à son maître qu’il prît une tasse de thé pour se réchauffer17. Proust avait environ trente-huit ans. Or on sait que le phénomène d’Isakower advient lorsque le sujet est encore enfant, ou adolescent. Comment faut-il comprendre ? Faut-il comprendre qu’en 1909 l’auteur de la Recherche a reconstitué (retrouvé dans sa mémoire) pour la décrire une réminiscence ressentie dans son enfance ? On sait également que selon certains chercheurs, Maurice Bardèche, puis Florence Callu, la réminiscence des pavés eut lieu avant celle de la madeleine18. Pour nous, une chose est sûre : la scène dite de la madeleine est un phénomène d’Isakower. Quand eut-elle vraiment lieu ? mystère et boules de gomme.
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Pour faciliter sa démonstration, Isakower a précisé qu’il avait réuni en un seul phénomène, plusieurs phénomènes pas toujours identiques. C’est pourquoi on va citer au chapitre suivant d’autres témoignages de notre phénomène, que n’a pas connus Isakower. On verra également (chap. 7) un dessin en couleur de ce fameux tourbillon.
(À suivre: 7. D’autres phénomène d’Isakower que n’a pas connus Isakower)
NOTES :
*dorian.gray02@yahoo.fr
- Le Temps perdu [1912], éd. Jean-Marc Quaranta, Bouquins éditions, Paris, 2021, p. 613. – Pléiade, I, p 699 (Esquisse XIV). ↩︎
- O. Isakower, art. cit., p. 198, ligne 21. ↩︎
- P. 197, lignes -8, -3, p. 198, lignes 6, 14, 18, -8, p. 199, lignes 6, 15, 17, p. 200, lignes 10, 11, 12, p. 203, lignes 1 sqq. Etc. ↩︎
- Isakower, p. 198, ligne 20. ↩︎
- I, 46-47. ↩︎
- Max Stern, « Blank Hallucinations: Remarks about Trauma and Perceptual Disturbance », Int. J. of Psychoanalysis, 1961, vol. 42, p. 207. ↩︎
- Samuel Beckett, Proust, Éd. de Minuit, Paris, 1990, p. 44. ↩︎
- O. Isakower, (1972), p. 199, ligne 2. ↩︎
- Les Jeunes filles en fleurs, (I, 483 ; éd. Folio, p. 63. ↩︎
- Esquisse XIV, vol. I, 701 ; TR, Folio p. 179. ↩︎
- O. Isakower, article cité, p. 205-206. ↩︎
- Cf. Traité d’Hygiène, A. Proust, A. Netter, H. Bourges, Paris, 3e éd. Masson, 1903 (en ligne sur Gallica). – Cf. L’Hygiène du neurasthénique, A. Proust & G. Ballet, Paris, Masson, 1897, p. 192 (en ligne sur Gallica). – Cf. Jean Santeuil, éd. P. Clarac et Y. Sandre [1971], compléments de J.-Y. Tadié, coll. Quarto, Paris, Gallimard, 2001, p. 316. ↩︎
- II, 29 (éd. Folio, Jeunes filles en fleurs…, p. 237). ↩︎
- II, 17 (éd. Folio, Jeunes filles…, p. 225). ↩︎
- Sodome et Gomorrhe, éd. Françoise Leriche, Le livre de poche (Classiques), Paris, 1993, p. 322. ↩︎
- G. Heilbrunn, « Fusion of the Isakower Phenomenon with the Dream Screen », Psychoanalytic Quarterly, 1953, vol. 22, p. 200. ↩︎
- Painter, Marcel Proust 1871-1922, Paris, Mercure de France (éd. en 1 seul vol.), 1992, p. 566) ↩︎
- Proust, Carnets [de 1908], éd. F. Callu & A. Compagnon, Paris, Gallimard, 2002, p. 49. ↩︎
Reproduction partielle de cette page autorisée à condition de citer l’auteur et l’URL.
2. Présentation du phénomène d'Isakower 5. La scène dite de la madeleine 6. Analyse de la scène avec Madeleine 7. Nouveaux exemples de phénomènes d'Isakower 9. Biscottes gâteaux marbrés madeleines etc. 10. Le passé présent 11. Caractère énigmatique du phénomène 12. À la recherche du sein perdu ? 13. Résistance 15. Réminiscences des trois arbres et des trois clochers 16. La matinée à l'hôtel Germantes 17. La réminiscence des bottines 17a. Réminiscence des pavés 19. Sur la croyance celtique 20. Jean Santeuil et les réminiscences 21. La réminiscence du chalet de nécessité 22. Bibliographie Champs-Élysées Enfer François le Champi Gaëtan Picon Jean Santeuil La réminiscence du chalet de nécessité la scène du coucher le baiser du soir madeleine Mémoire involontaire Paris Pavés Proust Réminiscence réminiscences Réminiscences proustiennes saint Marc Scène de la madeleine Venise Être extratemporel

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