Par Dorian Gray*

Ce chapitre n’apporte pas grand-chose de plus sur le phénomène d’Isakower. Nous avons seulement essayé de deviner comment l’auteur de la Recherche s’expliquait cette étrange présence qu’il a cru deviner. D’où venait-elle ? Qui était-ce ? Car il n’en doutait pas, il s’agissait bien d’un « être ».
Aujourd’hui, quiconque a vécu cette expérience, quiconque a rencontré cette étrange présence ou matière, peut, contrairement à l’auteur de la Recherche, en apprendre le nom en tombant, comme ce fut notre cas1, sur une description de ce fameux phénomène. Il apprendra le nom du docteur Otto Isakower, qui, le premier, a décrit ce phénomène ; et il pourra poursuivre sa recherche. S’il a accès à quelques revues, il saura ce qu’en disent les spécialistes. Mais s’il n’a pas la clé, c’est-à-dire le mot « Isakower », que devra-t-il alors taper dans son moteur de recherche pour obtenir une explication ?
Proust a recherché l’origine de ses résurrections du côté de la culture populaire. Il pense avoir retrouvé les symptômes du phénomène qu’il a ressenti dans une légende – mais en était-il vraiment convaincu ? N’a-t-il pas plutôt fabriqué lui-même cette origine ? Voici la plus ancienne mention de cette fameuse légende ; il s’agit d’un extrait de la préface du Contre Sainte-Beuve (op. cit. p. 43) :
« En réalité, comme il arrive pour les âmes des trépassés dans certaines légendes populaires, chaque heure de notre vie, aussitôt morte, s’incarne et se cache en quelque objet matériel. Elle y reste captive, à jamais captive, à moins que nous ne rencontrions l’objet. À travers lui nous la reconnaissons, nous l’appelons, et elle est délivrée. L’objet où elle se cache — ou la sensation, puisque tout objet par rapport à nous est sensation —, nous pouvons très bien ne le rencontrer jamais. Et c’est ainsi qu’il y a des heures de notre vie qui ne ressuscitent jamais. C’est que cet objet est si petit, si perdu dans le monde, il y a si peu de chances qu’il se trouve sur notre chemin ! »
Puis cette légende a évolué. On vient de voir que c’était les heures de notre vie qui, une fois passées, s’incarnaient et se cachaient. Ensuite ce ne furent plus les heures mais les âmes des défunts qui s’incarnaient et demeuraient cachées. C’est ce que Proust décrit dans un avant-texte de la Recherche intitulé Les Soixante-quinze feuillets :
« Il y a une légende bretonne qui dit que les âmes des hommes à leur mort passent dans leur chien, un carillon, dans la pierre du seuil de leur maison, dans leur bracelet etc. et restent indéfiniment ainsi si elles ne revoient pas quelqu’un qu’elles aient connu dans leur destinée ancienne. Mais si elles sont rencontrées par quelqu’un qui les a connues aussitôt elles reprennent leur ancienne forme. Il me semble qu’entre toutes les croyances sur l’au-delà c’est une de celles à qui j’aurais le moins de peine à ajouter foi. Souvent quand j’ai lu une de ces légendes comme il y en a tant en Bretagne où l’on croit que les âmes des morts passent dans des objets familiers et y restent enchaînées captives jusqu’au jour où les rencontre quelqu’un qui les a connues et qui les délivre, j’ai senti que c’était là une croyance à laquelle il ne me faudrait pas beaucoup d’effort pour ajouter foi. Cela tient à ce que chaque fois que de grandes choses de ma vie sont mortes pour moi, ou du moins que je les ai crues mortes, elles étaient en réalité passées dans de toutes petites et y restaient mortes en effet si je ne rencontrais pas ces petites choses. Je m’efforçais par l’intelligence de les évoquer mais je n’y pouvais arriver. Hélas me disais-je toute cette partie de mon passé est morte. Comment aurais-je su que tous ces étés-là, le jardin où je les passais, les chagrins que j’y ai eus, le ciel qui était au-dessus, et toute la vie des miens, tout cela avait passé dans une cuillerée petite tasse de thé chaud où une bouillant où trempait du pain rassis. Si jamais je n’avais rencontré la tasse de thé bouillant — et cela pouvait très bien être arrivé car je n’ai jamais l’habitude d’en prendre — il est probable que jamais cette année-là, ce jardin, ces chagrins n’eussent ressuscité pour moi. Mais il y a quelques jours, par un de ces temps froids glacials qu’il a faits, je suis rentré gelé et j’ai » [ici le texte s’interrompt]2
Dans la version définitive de la Recherche ce passage deviendra :
(I, 44, éd. Folio, côté Swann…, p. 100) « Je trouve très raisonnable la croyance celtique que les âmes de ceux que nous avons perdus sont captives dans quelque être inférieur, dans une bête, un végétal, une chose inanimée, perdues en effet jusqu’au jour, qui pour beaucoup ne vient jamais, où nous nous trouvons passer près de l’arbre, entrer en possession de l’objet qui est leur prison. Alors elles tressaillent, nous appellent, et sitôt que nous les avons reconnues, l’enchantement est brisé. Délivrées par nous, elles ont vaincu la mort et reviennent vivre avec nous. Il en est ainsi de notre passé. C’est peine perdue que nous cherchions à l’évoquer, tous les efforts de notre intelligence sont inutiles. »
Pour ce qui nous concerne, nous serions incapable de dire quel(s) objet(s) de notre décor quotidien aurai(en)t pu déclencher une seule de nos réminiscences ; mais peut-être quelque isakowérien passant par là aura-t-il des choses à dire…
Et si la croyance celtique était en réalité une légende persane ? En effet, Proust remit à un certain Le Cuziat des meubles ayant appartenu à sa famille ; ce dernier s’en servit pour décorer sa maison de passes. Évidemment, ceci déplut énormément à Proust quand il l’apprit : « J’aurais fait violer une morte que je n’aurais pas souffert d’avantage. Je ne retournerai plus chez l’entremetteuse, car ils me semblaient vivre et me supplier, comme ces objets en apparence inanimés d’un conte persan, dans lequel sont enfermés des âmes qui subissent un martyre et implorent leur délivrance. » (Pléiade,I, 567-568 ; JF en fleurs, 147-148).
Néanmoins Proust préféra la Bretagne à la Perse. Afin de prospecter du côté des légendes bretonnes, il écrivit à Émile Mâle pour lui demander s’il ne connaissait pas des endroits où le paysage conspirât un peu avec les églises3. C’est exactement ce qui se passe avec les clochers de Martinville. Sur la même lettre il questionna le médiéviste pour savoir s’il n’avait pas des légendes bretonnes à lui recommander. Dans un de ses ouvrages sur les croyances gauloises, Émile Mâle cite ce vers de Nerval : « Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres4. » Selon lui, il « semble détaché d’un des poèmes gnomiques que les druides récitaient à leurs élèves. » C’est à cet esprit, caché sous la pierre, qu’on apportait des offrandes. Mâle continue :
« On y voyait des divinités qu’il fallait se rendre favorables. Des récits populaires qui sont arrivés jusqu’à nous conservent un dernier souvenir de ces antiques croyances. Il est des pierres, raconte-t-on, qui ont été rapportées par des fées dans leurs tabliers de dentelle. Elles les entourent de leurs rondes, elles y entrent et en sortent à leur gré. Ces gracieuses et légères formes féminines sont les survivantes des esprits redoutés auxquels les vieilles générations apportaient leurs offrandes. Ces sentiments furent si durables que l’Église, qui détruisit sans doute beaucoup de ces pierres dangereuses, se vit contrainte à les exorciser en les surmontant d’une croix ou en les transformant en chapelle5. »
Et beaucoup d’églises, voire même des cathédrales, ajoute Mâle, sont également étroitement liées à ces pierres gauloises.
L’atmosphère énigmatique et obscure des légendes de certains poèmes de Leconte de Lisle pourrait rappeler l’atmosphère étrange parfois produite par un phénomène d’Isakower.
On sait que Jean Santeuil, c’est-à-dire Marcel Proust, aimait « les vastes poèmes de Leconte de Lisle qui après avoir joué avec le Temps disaient avec une force éclatante le rêve de la vie et le néant des choses, étaient plus vivants, plus profonds, plus nourrissants pour lui que les œuvres classiques d’où cette inquiétude est absente6. »
En lisant la promenade en calèche sur le plateau de Carqueville (cf. notre chap. 15), le passage sur les âmes captives vient à l’esprit. Ainsi, lorsque le Narrateur aperçoit trois arbres, il a l’impression de reconnaître un lieu qui lui avait été autrefois familier. Alors que la voiture dans laquelle il était assis s’approchait, il crut reconnaître en ces arbres des âmes prisonnières. Il imagina alors qu’il s’agissait de quelque ronde de sorcières ou de nornes lui proposant des oracles. Puis il jugea que cela ressemblait plutôt à des fantômes du passé, de chers compagnons de son enfance, des amis disparus qui invoquaient de communs souvenirs. À propos de ces rondes, signalons un passage que l’auteur de la Recherche aura pu lire dans Michelet :
« La danse mystique des druides avait certainement quelque rapport à la doctrine cabirique et au système des nombres. Un passage curieux d’un poète gallois, Cynddelw, cité par Davies, p. 16, d’après l’Archéologie de Galles, nous montre druides et bardes se mouvant rapidement en cercles et en nombres impairs, comme les astres dans leur course, en célébrant le conducteur. Cette expression de nombres impairs nous montre que les danses druidiques étaient, comme le temple circulaire, un symbole de la doctrine fondamentale, et que le même système de nombres y était observé7. »
Ce passage de Michelet ne manque pas de nous faire penser aux trois nornes du plateau de Carqueville. Dans un avant-texte, Proust parlait seulement d’un bouquet d’arbre8 ; si par la suite il a parlé de trois arbres, c’est sans doute pour « celtiser » la scène.
La ronde de nornes dont parle ici Proust rappelle « La Légende des Nornes », une pièce tirée des Poèmes barbares. Elle décrit une cosmogonie nordique assez hermétique, relatant la création du monde, puis sa fin. Elle est contée par trois sœurs assises sur les racines du frêne Yggdrasill. C’est sans doute un des poèmes de Leconte de Lisle qui reproduisent le mieux l’angoisse crépusculaire de Proust.
Une autre pièce, tirée elle aussi des Poèmes barbares, a pu inspirer Proust dans l’évocation de sa croyance celtique. Il s’agit du « Massacre de Mona ». En effet, peu de temps avant d’arriver sur le site des trois arbres, le Narrateur aperçoit la mer au loin et s’efforce de l’imaginer sans les baigneurs et leurs cabines, sans les yachts, mais telle qu’elle était, dit-il, lorsque Leconte de Lisle la dépeignit dans l’Orestie, quand les guerriers chevelus de l’héroïque Hellas de « cent mille avirons battaient le flot sonore »9. Les images sibyllines du « Massacre » auront peut-être été pour Proust une des sources possibles de cette étrange présence que l’on croit parfois côtoyer lors de la régression induite par un phénomène d’Isakower. En effet, un être extra-temporel se rencontre aussi dans la théogonie décrite dans ce poème. Chez les Celtes, cet être est l’Esprit ; il est là de tout temps ; quant aux dieux et aux hommes, ils naissent, meurent et renaissent sans fin. Selon le Narrateur, les âmes de ceux que nous avons connus peuvent être captives dans quelque être inférieur, une bête, un végétal ou une chose inanimée. L’idée d’une âme captive est présente dans le Massacre. Délivrées par nous, disait le Narrateur, ces âmes ont vaincu la mort et reviennent vivre avec nous (I, 44). Dans le poème, elles ont également vaincu la mort : « Le Purificateur m’a brûlé sur l’autel, / Et j’ai connu la mort avant d’être immortel »
Anatole France aura pu, lui aussi, inspirer Proust ; notamment pour bâtir un pont entre les croyances celtiques et les grecques. Proust l’avait beaucoup lu, l’admirait, et il le connaissait même personnellement. Lors d’un séjour en Bretagne, dans une auberge près de la Baie des Trépassés, France, qui vient de lire le chant XI de l’Odyssée, referme le livre et médite devant la mer en attendant l’heure du dîner :
« Il n’y a pas loin pour le sentiment, dit-il, de la Nékyia de l’homéride aux gwerz des bardes de Breiz-Izel10. Toutes les vieilles croyances se ressemblent par leur simplicité. Ces légendes immémoriales des trépassés sont restées peu chrétiennes dans la chrétienne Bretagne. La croyance à la vie future y est aussi obscure et flottante que dans l’épopée homérique. Pour l’Armoricain comme pour l’Hellène primitif, les morts traînent languissamment un reste d’existence. Les deux races croient également que, si les corps ne sont pas rendus à la terre maternelle, les ombres de ces corps errent en se lamentant et supplient qu’on leur donne la sépulture. L’ombre d’Elpénor [un compagnon d’Ulysse] demande un tombeau à Ulysse ; les naufragés de l’Iroise viennent frapper avec leurs ossements les portes des pêcheurs. Dans le monde celtique comme dans le monde hellénique, les morts ont une terre à eux, séparée de la nôtre par l’Océan, une île brumeuse qu’ils habitent en foule. Là, l’île des Cimmériens ; ici, plus rapprochée du rivage, l’île sainte des Sept-Sommeils [l’île de Sein]. Les tombes revêtent la même forme dans la Grèce héroïque et chez les Celtes 11. »
Ce passage d’Anatole France sera évoqué dans Combray12. On sait qu’initialement Proust voulait situer en Bretagne les parties de son roman qui, en définitive, se dérouleront en Normandie. Trop de vent en Bretagne ; y séjourner lui fut déconseillé.
Kuo-yung Hong a signalé ce poème de Nerval, « Vers dorés », qu’on a évoqué plus haut (É. Mâle), et dans lequel selon lui se retrouve le même mysticisme que dans la croyance celtique, à savoir : des âmes sont « captives dans quelque être inférieur, dans une bête, un végétal, une chose inanimée »13 :
Eh quoi ! tout est sensible (Pythagore)
Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant / Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ? / Des forces que tu tiens ta liberté dispose, / Mais de tous tes conseils l’univers est absent. / Respecte dans la bête un esprit agissant : / Chaque plante est une âme à la Nature éclose ; / Un mystère d’amour dans le métal repose ; / « Tout est sensible ! » Et tout sur ton être est puissant. / Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t’épie : / À la matière même un verbe est attaché… / Ne la fais pas servir à quelque usage impie ! / Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché ; / Et comme un œil naissant couvert par ses paupières, / Un pur esprit s’accroît sous l’écorce des pierres14 !
L’exergue et le titre du sonnet renvoient aux « Vers dorés » de Pythagore. Ils sont apocryphes ? peu importe, Nerval et Proust l’ignoraient. Diogène Laërce indique que le Maître de Samos, Pythagore, était un familier de la migration des âmes et connaissait le circuit de son âme dans des métempsychoses végétales et animales ; ceci renvoie à nouveau à la croyance celtique. De plus, dans une traduction des « Vers dorés » parue en 1813, on peut lire, paragraphe 27 :
« Instruit par eux [par les dieux], alors rien ne t’abusera : / Des êtres différents tu sonderas l’essence ; / Tu connaîtras de Tout le principe et la fin. »
Que faisait d’autre le Narrateur sinon sonder l’essence de cette mystérieuse présence qu’il percevait lors des récurrences de son phénomène ?
Fabre d’Olivet, un des traducteurs et commentateurs des « Vers dorés », explique ce passage en précisant, comme le dit Proust (cf. Contre Sainte-Beuve), que tout est dans la contemplation et non dans l’intelligence, et « que l’âme non seulement s’unissait à cet « Être des êtres », mais qu’elle se mêlait et se confondait avec lui. Plotin se vantait d’avoir joui de cette vue béatifique quatre fois, suivant Porphyre, qui lui-même assurait en avoir été honoré à l’âge de 68 ans. Le grand but des mystères, était d’apprendre aux initiés la possibilité de cette union avec Dieu, et de leur en indiquer les moyens. »
Qui sait ? Proust a peut-être reconnu dans l’« Être des êtres » de Plotin cette présence mystérieuse, l’être extra-temporel « qui alors goûtait en [lui] cette impression [et] la goûtait en ce qu’elle avait de commun dans un jour ancien et maintenant, dans ce qu’elle avait d’extra-temporel, un être qui n’apparaissait que quand, par une de ces identités entre le présent et le passé, il pouvait se trouver dans le seul milieu où il pût vivre, jouir de l’essence des choses, c’est-à-dire en dehors du temps. »
(À suivre : Jean Santeuil et les réminiscences)
NOTES :
*dorian.gray02@yahoo.fr
- C’est en lisant le chap. 5 de Autisme et psychose de l’enfant, de Frances Tustin, que nous reconnûmes notre phénomène : « Il s’agit essentiellement de l’impression d’avoir quelque chose de sec, mou et granuleux ou ridé, dans la bouche ; ce quelque chose se manifeste également sur la peau du corps, lequel semble être tripoté par des doigts. Ces sensations sont souvent perçues visuellement comme une masse sombre indéfinie, ronde la plupart du temps, qui s’approche et grossit, puis s’amenuise jusqu’à disparaître. Isakower voyait un rapport entre ce phénomène et les états précédents l’endormissement, et il l’associait aux réminiscences d’assoupissement au sein, du nourrisson satisfait. » ↩︎
- M. Proust, Les Soixante-quinze feuillets et autres manuscrits inédits, Paris, Gallimard, 2021, p. 128-129. ↩︎
- Correspondance Marcel Proust, Ph. Kolb, Paris, Plon, 1981, t. VII, avril 1907, p. 249. ↩︎
- É. Mâle, La Fin du paganisme en Gaule, Paris, Flammarion, 1962, p. 57. ↩︎
- Ibid., p. 57-58. ↩︎
- Jean Santeuil, op. cit., p. 107. ↩︎
- Jules Michelet, Histoire de France, livre I, chap. II, Éclaircissements, Paris, Les Amis de l’ambassade du livre, 1964, p. 136 : « La danse mystique des druides avait certainement quelque rapport à la doctrine cabirique et au système des nombres. Un passage curieux d’un poète gallois, Cynddelw, cité par Davies, p. 16, d’après l’Archéologie de Galles, nous montre druides et bardes se mouvant rapidement en cercles et en nombres impairs, comme les astres dans leur course, en célébrant le conducteur. Cette expression de nombres impairs nous montre que les danses druidiques étaient, comme le temple circulaire, un symbole de la doctrine fondamentale, et que le même système de nombres y était observé. »
↩︎ - Contre Sainte-Beuve, op.cit., p. 47. ↩︎
- À l’ombre des jeunes filles en fleurs, (II, 68 ; Folio, p. 276). ↩︎
- La Nékyia, ou le livre des morts, c’est le chant XI de l’Odysée. – Un gwerz est un chant breton. – Breizh-Izel, c’est la Basse-Bretagne, la Bretagne bretonnante (par opposition à Breizh Uhel, la Haute-Bretagne, où l’on parle le gallo). ↩︎
- A. France, Œuvres, III, Paris, Gallimard, La Pléiade, éd. établie par Marie-Claire Bancquart, Pierre Nozière, Livre troisième, V, 1991, p. 632. ↩︎
- Cf. Du côté de chez Swann, op. cit., vol. I, p. 129 : (C’est M. Legrandin qui parle) « […] Ar-mor, la Mer, la fin de la terre, la région maudite qu’Anatole France – un enchanteur que devrait lire notre petit ami [le jeune Proust] – a si bien peinte, sous ses brouillards éternels, comme le véritable pays des Cimmériens, dans l’Odysée. » ↩︎
- Kuo-yung Hong, Proust et Nerval : Essai sur les mystérieuses lois de l’écriture, Paris, Honoré Champion, 2006, p. 50-58. – À propos de la relation entre les « Vers dorés » et la croyance celtique, l’auteur cite Jean Pommier, La Mystique de Marcel Proust, Genève, Droz, 1968, p. 40. – Il cite également Maria Luisa Belleli, Proustiana, atti del convegno internazionale di studi sull’opera di Marcel Proust (Venezia, 10-11 dicembre 1971), Padova, Liviana, « Società universitaria per gli studi di lingua e letteratura francese », 1973, p. 33. ↩︎
- G. de Nerval, Les Chimères, « Vers dorés », Paris, Gallimard, coll. Poésie, 2005, p. 247. ↩︎
2. Présentation du phénomène d'Isakower 5. La scène dite de la madeleine 6. Analyse de la scène avec Madeleine 7. Nouveaux exemples de phénomènes d'Isakower 9. Biscottes gâteaux marbrés madeleines etc. 10. Le passé présent 11. Caractère énigmatique du phénomène 12. À la recherche du sein perdu ? 13. Résistance 15. Réminiscences des trois arbres et des trois clochers 16. La matinée à l'hôtel Germantes 17. La réminiscence des bottines 17a. Réminiscence des pavés 19. Sur la croyance celtique 20. Jean Santeuil et les réminiscences 21. La réminiscence du chalet de nécessité 22. Bibliographie Champs-Élysées Enfer François le Champi Gaëtan Picon Jean Santeuil La réminiscence du chalet de nécessité la scène du coucher le baiser du soir madeleine Mémoire involontaire Paris Pavés Proust Réminiscence réminiscences Réminiscences proustiennes saint Marc Scène de la madeleine Venise Être extratemporel

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