Par Dorian Gray*

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Proust n’avait pas lu Freud ; du moins c’est ce qu’il affirme en septembre 1921 dans une lettre à Roger Allard1. Selon Edward Bizub, le concept de refoulement est dû au philosophe allemand Herbart (1776-1841) ; il sera utilisé par Ribot, Sollier, puis par Freud et d’autres2. Les idées de Freud n’étaient pas encore répandues, lorsqu’au sortir de sa thérapie chez le docteur Sollier, Marcel Proust commença la rédaction de la Recherche. Le vocabulaire qu’il utilise est celui d’une période située juste en amont de l’avènement de la psychanalyse. Toujours selon Bizub, il y était déjà souvent question de refoulement, d’inconscient, d’inhibition, de blocage, de résistance, et surtout de dédoublement de la conscience3.

Faisons ici une digression. Nous venons de dire que Proust à commencé la rédaction de la Recherche au sortir de sa psychothérapie. Sa cure dura seulement trois semaines4 ; il semble qu’il l’abrégea délibérément ; en effet, selon Jacques Rivière, il s’évada en pantoufle sans attendre la fin du traitement5. Néanmoins, les trois semaines de discussions quotidiennes avec le docteur Sollier — et uniquement avec lui, pas d’autres communications avec qui que ce soit (du moins en théorie ; ce que le patient ne respecta pas toujours) — ces discussions avec Sollier ont bien évidemment joué un rôle important dans les reviviscences. On se souvient en effet de la remarque d’Isakower citée plus haut : « cet état [notre phénomène] est très souvent immédiatement revécu avec la plus grande intensité dès que la personne concernée commence à le décrire. » Nous confirmons.

Mais la psychothérapie de Proust ne serait-elle pas biaisée ? En effet, on ne va pas consulter un thérapeute pour faire plaisir à quelqu’un ; c’est une décision personnelle qui ne doit rien à autrui. Or on sait que Proust alla voir Sollier pour être fidèle à une promesse faite à sa mère.

Ajoutons une remarque du Narrateur (IV,  458 ; TR, Folio, p. 186) : « Quant au livre intérieur de signes inconnus […] cette lecture consistait en un acte de création où nul ne peut nous suppléer ni même collaborer avec nous. » C’est sympa pour Sollier ! et les psychothérapeutes en général, lesquels ne serviraient donc à rien selon Proust.  Fin de la digression.

« À la recherche du temps perdu » est-il un bon titre ? Nous ne disons pas cela pour le seul plaisir de blasphémer, mais parce que l’on peut en effet douter que Proust voulût vraiment retrouver ce Temps perdu.

Les jeunes patients de Brody, qu’on a évoqués chap. 9 et 11, semblaient eux aussi fascinés par une recherche intérieure — et ils ne sont pas les seuls isakowériens dans ce cas. Mais il peut parfois arriver que l’objet fascinateur soit lié à une peur sans que le sujet en ait conscience. En effet, si pour beaucoup de chercheurs — dont Isakower — notre phénomène représente une gratification orale, pour d’autres, au contraire, il représenterait plutôt une frustration due à un grave traumatisme oral. Selon Max Stern, par exemple, ce phénomène ne concerne pas des individus soi-disant normaux, comme on l’a souvent supposé. Dans presque tous les cas, dit-il, on rencontre une pathologie spécifique qui prend sa source à un traumatisme oral primitif6. Il fait remarquer que les inquiétantes sensations de vertige ou de chute décrites par les patients ne peuvent pas être, comme l’affirme Spitz, la répétition des sensations normales perçues par le bébé qui tète tandis que sa mère le tient dans ses bras. Il ajoute : « Vouloir expliquer que le phénomène pourrait être en relation avec un nourrisson s’endormant au sein n’est pas très probant car dans de très nombreux cas les témoins de cette expérience précisent qu’ils n’étaient pas en train de dormir. » De plus, il souligne que presque tous les chercheurs ont mis en avant la frustration excessive ressentie par le nourrisson juste après la naissance7.

Et ici on pense bien sûr à la naissance de Proust ; on sait qu’elle fut difficile ; il était si faible que son père, le docteur Adrien Proust (pas encore professeur), qui supervisait l’accouchement, crut le bébé en danger de mort. Selon George Painter, l’auteur de la Recherche se plaisait à attribuer la mauvaise santé qui l’affligea toute sa vie aux privations et aux angoisses de sa mère pendant le siège de la Commune8. Dans Proust et son père, Christian Péchenard affirme que le bébé naquit à terme (au jour près !). Comment sait-on qu’il a été conçu précisément tel jour ? Qui était sous le lit pour être si bien renseigné9 ? En revanche, selon Marie-France Castarède, l’enfant serait né prématurément10.

Sous le phénomène d’Isakower quelque chose a été refoulé que le sujet ne tient pas à revoir. Relisons le passage de la scène du thé au lait ; il aurait mérité sa place dans l’article d’Isakower : le Narrateur parle de cette chose informe qui se déplace :

 « Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui [devant mon esprit], je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s’élever, quelque chose qu’on aurait désancré, à une grande profondeur ; je ne sais ce que c’est, mais cela monte lentement ; j’éprouve la résistance et j’entends la rumeur des distances traversées ». (I, 45 ;Du côté Swann, éd. Folio, p. 102) 

 « J’éprouve la résistance », dit-il. Qui résiste ici si ce n’est l’auteur de la Recherche lui-même ? Proust contre Proust. Le petit Loup à sa maman est devenu un loup pour lui-même. Qui dit résistance, dit refoulement. Une force travaille à en repousser une autre. Veut-il alors vraiment revoir le temps perdu ?

« Saisis-moi au passage, si tu en as la force et tâche à résoudre l’énigme de bonheur que je te propose. » dira le Narrateur dans le Temps retrouvé ; ça sonne comme un défi. Pour résoudre l’énigme il faudra opposer une force à cette force qui résiste. La même résistance apparaît également dans son renoncement à étudier son phénomène d’Isakower : « Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de notre œuvre importante, m’a conseillé de laisser cela. »

Les réminiscences du Narrateur sont généralement (sans doute toujours) accompagnées de cette résistance. Ainsi, lors de la promenade du côté de Martinville, le héros déclare : « Je ne savais pas la raison du plaisir que j’avais eu à les apercevoir à l’horizon [les trois clochers] et l’obligation de chercher à découvrir cette raison me semblait bien pénible11. » Lors de la réminiscence des trois arbres, il dénonce les « agréments de la nonchalance qui vous font renoncer » à faire ce « travail de la pensée sur elle-même12 ». Lorsque de ses promenades il rapportait divers objets qui lui avaient fait ressentir une sensation surprenante, une pierre où jouait un reflet, une touffe d’herbe, voire une odeur de feuilles, etc., il reportait toujours à plus tard l’élucidation de l’étrange phénomène : « Mais cette obligation de conscience qu’elles m’imposaient d’apercevoir ce qui se cachait sous l’image était si ardue, que bientôt je me cherchais à moi-même des excuses pour échapper à ces efforts et m’épargner cette fatigue13. » Signalons encore une résistance, cette fois-ci à propos de la sensation déclenchée par les pavés inégaux et brillants (dans Contre Sainte-Beuve) : « Je sentais un bonheur qui m’envahissait, et que j’allais être enrichi de cette pure substance de nous-mêmes […] Mais je ne me sentais pas la puissance de la délivrer14. »  Dans tous ces cas, c’est toujours la même résistance. Le conflit peut même parfois se manifester ouvertement sous la forme d’une lutte : 

« Toujours, dans ces résurrections-là, le lieu lointain engendré autour de la sensation commune [passée et actuelle] s’était accouplé un instant, comme un lutteur, au lieu actuel. Toujours le lieu actuel avait été vainqueur ; toujours c’était le vaincu qui m’avait paru le plus beau ; si beau que j’étais resté en extase sur le pavé inégal comme devant la tasse de thé, cherchant à maintenir aux moments où il apparaissait, à faire réapparaître dès qu’il m’avait échappé, ce Combray, ce Venise, ce Balbec envahissants et refoulés […] Et si le lieu actuel n’avait pas été aussitôt vainqueur, je crois que j’aurais perdu connaissance ; » (IV, 453 ; Le Temps retrouvé, éd. Folio, p. 181)

Ces résistances empêchent le Narrateur de perdre connaissance, dit-il ; comme si elles lui cachaient quelque chose qu’il ne souhaitait pas vraiment voir ou revoir. Abréger son traitement chez Sollier sans en attendre la fin et s’enfuir en pantoufles, pourrait également être considéré comme une forme de résistance ; résistance au traitement et à d’éventuelles révélations qui auraient pu lui faire perdre connaissance, comme il dit. Ces réminiscences dominent toute la vie de Proust ; il l’écrivait dans le Carnet de 1908. Or on a vu que la résistance est concomitante de la mémoire involontaire. Cette résistance domine donc également toute la vie de Proust : À la recherche du temps perdu, d’accord, mais à la condition de ne jamais le retrouver ! Tout le reste est littérature… Nous parlons, bien sûr, du point de vue d’un lecteur, nous-même, qui focalise sur les symptômes de l’isakower de Proust. On l’a précisé au début de cette étude : nous ne sommes pas là pour parler littérature mais seulement d’un phénomène d’Isakower.

Si notre phénomène provient d’un traumatisme refoulé, pourquoi alors chez certains sujets, dont le Narrateur, le déroulement du phénomène est-il si agréable ? Essayons une hypothèse : C’est justement à cause du refoulement. En effet, lorsque surviennent les premiers signes de l’arrivée, de la remontée de cette chose étrange, le moi régresse alors complètement dans l’enfance et refoule ce qui lui fait peur, comme le fit le jeune moi lors de la toute première fois, lors de l’édition princeps du phénomène. Alors ne subsiste plus que la sensation de « félicité » due à l’impression délicieuse d’avoir retrouvé intacte l’atmosphère de son enfance ; ou plutôt celle de s’en être approché si près qu’on a cru un moment pouvoir la revivre, et retrouver les sensations que l’on éprouvait dans le jardin de son enfance. Ainsi a-t-on pu penser un instant être « hors du temps », « affranchi du temps », ou que le temps était aboli, etc. Au lieu du titre : À la recherche du temps perdu, Samuel Beckett propose : Le Temps aboli15. C’est tout à fait ça. Dans ces moments étranges, on est protégé par le refoulement — qui empêcha Proust de perdre connaissance. Et pourtant la peur n’est sans doute pas loin. Alors le jeune moi s’oppose à ce que le sujet revoie la scène vulnérante et oubliée. Cette opposition du moi contribue à la félicité en protégeant le moi.

Cependant, tout le monde ne réagit pas de la même façon, comme on l’a déjà signalé : Pour certains, le phénomène sera agréable, pour d’autres il sera difficilement supportable, et pour d’autres encore il sera ni l’un ni l’autre, il sera sans importance. Chez notre témoin no 5, Gert Heilbrunn, c’était la trace même du phénomène qui avait été refoulée puisque c’est au hasard (?) d’une conférence sur le phénomène d’Isakower, qu’il avait éprouvé mais complètement oublié, que celui-ci lui revint en mémoire ; sans doute parce que son phénomène avait été une expérience des plus désagréables, comme on l’a vu (chap. 7), tout au moins lors de ses premières occurrences.

Cette régression du moi durant le déroulement d’un phénomène d’Isakower fait évidemment penser à la célèbre formule de Freud : Wo Es war soll Ich werden16. Ne comprenant pas trop les arguties des spécialistes concernant la meilleure traduction de cette phrase, et n’ayant jamais possédé que de minces notions d’allemand, nous avons donc fait appel à M. Grok. Ce n’est sans doute pas le genre de sujet où il excelle particulièrement, mais passons ; il traduit ainsi :  « Là où était le Ça, le Je doit advenir. » Sauf qu’ici le moi (Je) ne veut surtout pas revoir ce qu’il a refoulé — sinon à quoi bon l’avoir refoulé ! C’est ce qui se passe lors de la scène du thé au lait avec cette chose « désancrée » qui se déplace, qui vient de lointaines profondeurs, qui paraît vouloir crever la surface mais qui finalement n’émerge pas. Elle a rencontré une résistance. Cette chose, disions-nous, pourrait bien être la trace d’un refoulement.

Le passage suivant est tiré de notre propre expérience du phénomène en question, laquelle ne sera pas forcément la même pour tout le monde. Le phénomène d’Isakower est avant tout une expérience psychosomatique, ce qui le distingue, par exemple, de la grive de Chateaubriand17, quoiqu’en dise Proust. Il survient souvent lorsque le patient est allongé, relaxé, un peu perdu dans ses rêveries ; bref, le sujet est en état de moindre résistance. Le phénomène profite alors de ce relâchement de la conscience. Dans un premier temps, sentant venir cette sensation bizarre, le sujet éprouve un peu d’appréhension, mais elle se dissipe vite car il reconnaît la sensation ; elle est déjà venue quelques fois lui rendre visite ; elle lui est familière et cela c’était bien passé. De toute façon, que cela lui plaise ou non, il ne peut pas résister à la dynamique du phénomène, lequel prend possession de lui corps et âme (psycho-somatiquement, nous insistons) sans qu’il ne puisse bouger ni faire quelque mouvement que ce soit. Il n’agit plus, il est agi. Il n’est plus acteur mais spectateur de ce qui se passe en lui sans pouvoir intervenir. L’effet Isakower semble dire au moi : « Viens je t’emmène, remontons le temps, on va reprendre la partie d’échecs vers le début, à partir du coup que tu as mal joué. Parmi toutes les variantes possibles, il y en avait trois ou quatre plutôt prometteuses, mais au lieu de choisir parmi celles-ci tu as choisi celle-là, l’une des pires. Tu peux reprendre ton coup et en jouer un autre ; on reprendra la partie à partir de là. » Mais le jeune moi, têtu comme un enfant peut l’être, ne veut pas lâcher prise ; il sort alors de ses rêveries et résiste. Il se lève et s’en va. Il ne veut pas revenir s’asseoir devant l’échiquier de peur de revoir la scène traumatisante qui lui fit faire une bourde. (Ce qui ne l’empêche pas d’être émerveillé de ce qui vient de se passer.) Devenu adulte, il s’obstinera dans sa variante perdante.

Les épisodes intermittents d’abolition du temps, dont il fut question plus haut sur cette page, laisseront une empreinte durable sur le visage de l’auteur de la Recherche : ce n’est sans doute pas un hasard si les témoignages le concernant concordent pour donner à Proust dix, voire quinze ans de moins que son âge réel. La mémoire involontaire a sculpté son apparence, et celle du Narrateur. En effet, dans le Temps retrouvé, lors du « bal de tête » (Folio, p. 236), Mme de Guermantes s’adressant au Narrateur lui dira : « — Quant à vous, reprit-elle, vous êtes toujours le même. Oui, me dit-elle, vous êtes étonnant, vous restez toujours jeune. » Comme Dorian Gray, en quelque sorte. Colette aurait comparé Proust, selon Mauriac (p. 185), à « un chancelant jeune homme âgé de cinquante ans ».

Revenons à nos agneaux. Le phénomène d’Isakower n’a rien résolu mais il a juste indiqué du doigt qu’à cet endroit-là il y avait problème, mais sans pour autant dire de quoi il s’agissait, et surtout, en masquant le problème. En faisant régresser le moi, l’effet Isakower a essayé de remettre la pendule à l’heure, de ramener le Temps perdu, de faire repartir le joueur d’échecs sur des bases saines et dans une variante prometteuse ; mais l’enfant, angoissé, n’a pas voulu. Pourquoi ? le Narrateur a répondu lui-même dans le passage du Temps retrouvé que l’on vient de voir, celui où il est question des deux lutteurs ; il n’a pas voulu de peur de perdre connaissance : « Et si le lieu actuel n’avait pas été aussitôt vainqueur, je crois que j’aurais perdu connaissance. »

À cause de la résistance du Narrateur le conflit n’est toujours pas résolu. Si notre phénomène laisse (à peine) deviner quelque chose, il est en même temps le verrou qui empêche de voir ce qu’il cache. Nous avons écrit : « il résiste », « refuse de s’asseoir »,  « n’a pas voulu ». En vérité, le sujet, souvent en décubitus, a été passif pendant tout le déroulement du phénomène ; il serait plus juste de dire qu’une force en lui a résisté, a refusé, n’a pas voulu, etc.

Nous dirions du phénomène d’Isakower qu’il est comme une tentative faite par la nature pour guérir, ou, si l’on préfère, pour remettre les choses à leurs places dans la conscience, là où elles auraient dû se trouver initialement ; l’isakower ressemble à une tentative pour redresser l’appareil psychique, alors que le sujet concerné n’a rien demandé, du moins pas manifestement. Si le phénomène réussit sa tentative, le sujet deviendra un. Sinon, la partition demeurera.

La nature, qui connaît bien son œuvre, sait qu’il faut tenter l’opération pendant que l’appareil psychique est encore jeune, car lorsque la personne sera adulte il sera peut-être trop tard ; quoique…

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                           (À suivre : 14. Le baiser du soir)

NOTES :

*dorian.gray02@yahoo.fr

  1. Philip Kolb, Correspondance/Marcel Proust, op. cit., t. XX, p. 447.  ↩︎
  2. Cf. Edward Bizub, Proust et le moi divisé…, p. 223. ↩︎
  3. Idem. ↩︎
  4. Idem, p. 158-159 ↩︎
  5. Cahiers Marcel Proust, no 13, « Quelques progrès dans l’étude du cœur humain », par Jacques Rivière, Paris, Gallimard, 1985, p. 34. ↩︎
  6. Max Stern, « Blank Hallucinations: Remarks about Trauma and Perceptual Disturbances », International Journal of Psychoanalysis, 1961, vol. 42, p. 209, col. 2. ↩︎
  7. Cf. M. Stern, art. cité, p. 209, col. 2. L’auteur cite aussi les travaux des auteurs suivants qui confirment ses dires et il donne les références plus précises : Bartemeier, L. H., (1947), Berman, L. (1953), De Alvarez de Toledo, Luisa G. (1951), Deutsch (1953), Inman, W. S. (1938), Kepecs, J. G. (1952), Kramer, P. (1955), Lewy, E. (1954), Martin, P. A. (1960), Murphy, W. F. (1958). ↩︎
  8. G. D. Painter, Marcel Proust, trad. par G. Cattaui et R.-P. Vial, Paris, Mercure de France, 1992, p. 26. ↩︎
  9. Ch. Péchenard, Proust et les autres, op. cit., 2019, p. 219, 228. Selon Péchenard Proust a été conçu le 10 octobre 1870 soit pile neuf mois jour pour jour avant sa naissance (10 juillet 1871). Nous n’avons pas pu recouper cette information. Cela dit, le livre de Péchenard étant excellent et on ne s’y ennuie jamais, nous citons quand même son affirmation au passage, même si nous ne partageons pas toujours son point de vue général. ↩︎
  10. https://doi.org/10.3917/jdp.297.0038 ↩︎
  11. Du côté de chez Swann (I, 178). ↩︎
  12. À l’ombre des jeunes filles en fleurs (II, 77). ↩︎
  13. Du côté de chez Swann, Esquisse LXVII (I, 879). ↩︎
  14. Contre Sainte Beuve, (préface) Folio Essais, Paris Gallimard, 2019 [1954], p .45 ↩︎

  15. Samuel Beckett, Proust, trad. et présentation Édith Fournier, Paris, Les Éditions de Minuit, 1990, p. 88. ↩︎
  16. M. Grok ajoute à sa traduction : « Cette phrase, tirée de l’œuvre de Sigmund Freud, reflète une idée psychanalytique selon laquelle le moi (le « Je ») doit prendre le dessus sur les pulsions inconscientes (le « Ça ») pour permettre un développement psychique conscient et maîtrisé. La traduction conserve le sens philosophique et psychologique profond de l’original. » ↩︎
  17. Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre III, t.1. (Cité ici en Annexe, avec le passage correspondant de la Recherche). ↩︎


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2. Présentation du phénomène d'Isakower 5. La scène dite de la madeleine 6. Analyse de la scène avec Madeleine 7. Nouveaux exemples de phénomènes d'Isakower 9. Biscottes gâteaux marbrés madeleines etc. 10. Le passé présent 11. Caractère énigmatique du phénomène 12. À la recherche du sein perdu ? 13. Résistance 15. Réminiscences des trois arbres et des trois clochers 16. La matinée à l'hôtel Germantes 17. La réminiscence des bottines 17a. Réminiscence des pavés 19. Sur la croyance celtique 20. Jean Santeuil et les réminiscences 21. La réminiscence du chalet de nécessité 22. Bibliographie Champs-Élysées Enfer François le Champi Gaëtan Picon Jean Santeuil La réminiscence du chalet de nécessité la scène du coucher le baiser du soir madeleine Mémoire involontaire Paris Pavés Proust Réminiscence réminiscences Réminiscences proustiennes saint Marc Scène de la madeleine Venise Être extratemporel

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